dimanche 10 novembre 2013

Aux grands maux...


Me revoici. Je vous épargne ces excuses qui n’en seraient pas vraiment et j’entre sans plus de préambule dans le sujet du jour, dont la photo ci-dessus vous parle déjà.

Vous vous souvenez sans doute de ce texte que je vous ai pondu en février dernier et qui vous décrivait le supplice sonore que nous faisaient subir ces oiseaux grégaires que sont les quiscales noirs (quiscalus niger). Et que je me suis bien juré de combattre hardiment. Style le feu par le feu. Les grands moyens. Si bien que, les oyant dans toute la gamme de l'expression sonore de leur joie de se réinstaller dans notre voisinage, j’ai fait venir le spécialiste de l’émondage du coin, boss Tèt Bwa (Tête bois, oui, c’est ça, et il semble que ce soit son vrai nom à part ça…). Le but de l’intervention : émonder l’arbre au sein duquel ces bruyants volatiles façonnent leur nid et le faire avant que les petits naissent. Car on ne voudrait pas faire souffrir ces oisillons qui sont encore sans voix et qui n'ont rien demandé, pauvres petits...

Ainsi, après avoir donné des instructions claires à mon émondeur  — du moins le pensais-je — nous avons vaqué à d’autres occupations dont je vous parlerai un autre jour. À notre retour, le travail était fait, et le mal également, comme la photo ci-dessus l’illustre bien...! M’entretenant avec mon bûcheron, je lui signale que, comme émondage, c’est un peu excessif... Avec un aplomb que seule l’absence de tout doute peut engendrer, il me répond que ce n’est rien et que dans un an ou deux, l’arbre se sera refait. Et le pire, c’est que, d’après ce que nous voyons ici, je pense qu’il a raison. Et le meilleur, c’est que les oiseaux ont bien jacassé ce matin, mais ne sont pas restés. Sont-ce les bouts de tissu rouge qui les ont effrayés, comme le soutient mon bon homme? Je ne saurais dire, mais l’effet seul suffit à me mettre en joie : on ne les entend plus! Bien sûr, il est encore trop tôt pour dire si ce silence se maintiendra. Mais l’espoir est permis. Et si ça marche, l’arbre mutilé en aura valu la peine, si triste qu’en soit le présent spectacle. Car c’est ce que dit le proverbe, n’est-ce pas : « Aux grands maux, les grands remèdes. »

Cela dit, je ne veux pas me réjouir trop vite car quoi qu’en dise mon  coupeur d’arbres, les oiseaux sont, en général, hautement adaptables et les chances qu’ils déménagent simplement dans l’arbre voisin sont tout à fait réelles voire réalistes : après tout, un arbre en vaut bien un autre, pas vrai? Et non, nous n’allons pas couper tous ces arbres pour venir à bout des quiscales. Mais livrer bataille? Ça les amis, vous pouvez y compter. Et on verra bien qui aura le dernier mot…

Et là-dessus, un petit bain de mer et un rum sour en bonne compagnie pour compléter ce petit dimanche...

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